
La Supervision élargit les savoirs être et faire professionnels par la prise de recul et l’analyse réflexive. En parallèle le champ de conscience personnel se développe (capacité à percevoir les problématiques, les manques, les faiblesses, les changements possibles, souhaitables, et les responsabilités systémiques). C’est un temps de pause précieux.
Trois champs de supervision : la pratique professionnelle en elle-même (supervision didactique), au cours de la pratique (supervision professionnelle), hors de la pratique (travail sur soi, en soi / thérapie).
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Pas de recettes toutes faites mais des élaborations réflexives. Au besoin la théorie éclaire la situation. Problématiques et réussites sont des opportunités de recul, d’analyse des pratiques d’accompagnement, de déploiement du geste professionnel. Développer en conscience sa capacité d’accueil empathique, d’écoute active sans jugement , comprendre la systémie des situations, s’ouvrir à sa dimension émotionnelle.

C’est un temps spécifique vécu comme une invitation collective à se distancier et se différencier des situations des clients finaux. Par le partage, les prises de conscience selon ses propres référentiels théoriques et pratiques sont apprenantes pour tout un chacun. Une élaboration réflexive pour ajuster son geste et enrichir sa relation d’aide (stratégies d’actions, idées d’options) est un des multiples dispositifs utilisés en supervision collective.

L’analyse des pratiques professionnelles permet de transformer des schémas de pensée limitants, travailler ce qui préoccupe [Aligner pensée / ressenti / parole /action], différencier l’implicite de l’explicite, comprendre le processus qui aboutit à l’émergence d’un problème, rendre compte des réalités des organisations et de la complexité du vécu des personnes. Les temps méta sont l’occurrence d’une prise de recul consciente pour observer et réfléchir sur les processus à l’œuvre et sur les analyses produites. Ces temps d’auto-observation spécifiques ont lieu en cours de séance ou à la fin de celle-ci .